LA POLITIQUE FRANÇAISE AU XIXème SIÈCLE


Évolution politique française au XIXe siècle :

Guerres de l’Empire napoléonien (1792-1815) contre les sept coalitions successives des monarchies européennes, engendrées par la Révolution et démultipliées par Napoléon : Autriche, Prusse, Russie, Grande-Bretagne, Pays-Bas, petits États princiers allemands, Italie, Papauté, Espagne, Portugal, Empire ottoman. 2,5 millions de morts militaires et civils. Ces guerres se prolongeront jusqu’à la défaite en 1870 du Second Empire contre la Prusse.

– Restauration monarchique (1815-1830), conservatrice et répressive : Louis XVIII puis son frère Charles X qui abdique sous la pres- sion d’émeutes populaires.

– Monarchie de Juillet, dite républicaine (1830-1848) : Louis Philippe d’Orléans contraint à abdiquer en 1848 sous les incessantes émeutes républicaines.

– IIe République ou Révolution de 1848 : Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon, devient le 1er président de la République française : vote au suffrage universel et abolition de l’esclavage.

Second Empire (1851-1870) : par le coup d’État de 1851, Louis-Napoléon Bonaparte se fait proclamer Empereur sous le titre de Napoléon III et réprimera dans le sang les mouvements ouvriers.

IIIe République proclamée en 1870 par l’opposition qui profite de la défaite et de l’emprisonnement de l’Empereur par les Prussiens pour le destituer.

L'EMPIRE CALOLINGIEN (751-843)

L'EMPIRE CAROLINGIEN (751-843)

La chute des mérovingiens est provoquée par Pépin le Bref père de Charlemange qui a su construire un empire autour de sa personne.

Par la guerre, Charlemagne bâtit et agrandit un vaste empire. Il oblige tous les hommes libres à faire le service d’armes, d’où la constitution d’une grande armée qui sert aussi à créer une stabilité et à faire triompher le christianisme.

Charlemagne est outre un conquérant, il est également un administrateur. Il dirige un royaume qui compte 15 millions de personnes et doit maintenir l’ordre sur un territoire de plus d’un million de km2. Par conséquent, Charlemagne s’appuie sur la fidélité des hommes. Il impose à tous un serment de fidélité qui est plusieurs fois renouvelés.
L’administration locale est confiée à des comtes. Un comte est responsable de l’administration carolingienne. Nommé par le roi, le comte a droit de justice, finances, police dans le comté où il exerce son autorité. Il représente le roi.
Les missi dominici sont chargés de surveiller les comtes. Ce sont les envoyés de maître que Charlemagne envoie en inspection dans les comtés. Ils surveillent les comtes mais font aussi exécuter les ordres de Charlemagne et lui rapportent leurs observations.
Chaque printemps, Charlemagne convoque des plaids. Une plaid est une assemblée des grands personnages d’un royaume : évêques, abbés, comtes, ducs…. Les décisions politiques y sont débattues et enregistrées dans des capitulaires. Un capitulaire est un acte royal de l’époque carolingienne divisé en articles.
Charlemagne a donc en tant que conquérant agrandit le royaume. Par son administration efficace et structurée, il a su consolider ses conquêtes et s’assurer la fidélité de ses représentants. 

Vers 799, Charlemagne, roi des Francs depuis 768, se dote d’une capitale à Aix-la-Chapelle , au cœur du royaume. Il va y installer son administration qui le seconde dans la conduite de ses affaires.
L’ensemble architectural illustre la volonté d’imiter Rome. Après le sacre de Charlemagne en 800 par le pape, l’empereur y établit sa résidence principale et permanente en 801.
Ce lieu est doté de monuments chrétiens faisant nettement référence à Rome, une chapelle réservée aux clercs est nommée : Latran.
Mais ce lieu accueille de nombreux artistes et intellectuels. Soucieux d’éduquer ses sujets, Charlemagne désire que ses sujets aient accès à la culture et élabore les principes d’une scolarité.
Aix-la-Chapelle est une référence à Rome car Charlemagne souhaitait renouer avec la grandeur des romains. Mais Aix-la-Chapelle est également une capitale intellectuelle de l’empire.

En 814, Charlemagne meurt. Or, l’Empire a une unité qui est menacée. A l’intérieur les comtes échappent à l’autorité de l’empereur et, sur les côtes , les raids vikings sèment la terreur.
Le fils de Charlemagne, Louis le Pieux prend sa succession et fait proclamer empereur son unique fils aîné : Lothaire. Mais ses trois fils : Lothaire, Charles le Chauve et Louis le Germanique s’opposent et se livrent à des guerres.
Leur père mort en 840, Charles et Louis se liguent contre Lothaire et sont vainqueurs militairement. En 842, ils se promettent une aide mutuelle et totale contre leur frère et ils échangent le serment de Strasbourg. Mais l’Empire est partagé en 843 à Verdun.
Charlemagne mort, l’Empire tente de survivre mais les rivalités fratricides de ses petits-fils auront raison de l’unité de l’empire.
L’empire carolingien a gagné son unité politique et administrative en la personne de Charlemagne qui a su par sa force de conquérant stabiliser les frontières. D’autre part, l’Empire a gagné culturellement un dynamisme en ayant pour référence les romains.
Malgré tout, l’Empire carolingien a son unité ancré en la personne de Charlemagne. Et à sa mort cette unité se fissure pour se désagréger sous ses petits-fils. Mais si l’unité de l’Empire est détruite, l’empire Carolingien se poursuit jusqu’à la venue des Capétiens.



LA POLITIQUE FRANÇAISE AU XIXème SIÈCLE

Évolution politique française au XIX e siècle :
 – Guerres de l’Empire napoléonien (1792-1815) contre les sept coalitions successives d...